Classé #17
DreamBF
Le seul du classement à ne générer que des hommes, pour un public féminin et gay.
Ce qu’on a aimé
- +Un catalogue entièrement masculin, pensé pour un public féminin ou gay, ce qu'aucune autre app du classement ne fait
- +Personnalisation physique très fine : 8 ethnicités, 6 coiffures, 4 pilosités faciales, 21 tenues, 9 cosplays
- +Nu masculin explicite assumé dans le générateur, sans périphrase ni floutage de principe
- +Bonus quotidien réel : 10 messages gratuits par jour, jusqu'à 50 après 40 jours consécutifs
- +Appels vocaux avec une voix qui module le ton, 2 à 4 secondes de latence selon les tests tiers
Ce qu’on a moins aimé
- −Le prix d'appel de 12,99 $ double au renouvellement : 25,99 $ par mois ensuite, écrit noir sur blanc mais en petit
- −Aucune mémoire persistante sur le palier gratuit : votre compagnon repart de zéro à chaque session
- −Les jetons se paient par-dessus l'abonnement : 10 par image, 7 par minute d'appel vocal, pour 100 jetons mensuels
- −L'écosystème reste tourné vers le public masculin hétéro : les catégories « AI Porn » et les 36 personnages de fiction du site sont tous féminins
- −Éditeur roumain, DreamAI SRL, même société que DreamGF : rien d'illégal, mais une confidentialité peu détaillée
- −Pas d'application mobile, web uniquement, et rien n'indique que l'interface ou les personnages parlent français
Palier gratuit, sans carte bancaire.

Enfin un compagnon IA qui n’est pas une femme
Regardez le classement. Vingt-sept applications, et la quasi-totalité vend la même chose : une compagne. Le public féminin et le public gay ont droit, au mieux, à un onglet « male characters » planqué dans un menu, avec trois avatars génériques et un modèle qui répond comme une petite amie à qui on aurait changé le prénom.
DreamBF prend le problème à l’envers. Le site ne génère que des hommes. Le builder, le catalogue, les filtres, la page d’accueil, tout est construit pour ça. C’est la seule application du classement dont c’est le produit et pas une case à cocher.

Ça mérite d’être dit clairement, parce que c’est la seule raison de la choisir. Pour le reste, on va voir que c’est un skin de DreamGF, avec les mêmes qualités et exactement les mêmes défauts. À commencer par un détail qui va vous amuser, plus bas.
Ce que DreamBF vous laisse vraiment construire
La personnalisation est le point fort, et elle est chiffrable. Le builder propose 8 ethnicités (européen, asiatique, afro-américain, latino, arabe, slave, caucasien, nordique), 4 tranches d’âge de « young » à « old », 6 coiffures (dont buzzcut, bald et manbun, c’est-à-dire des choix qui existent réellement chez les hommes), 4 pilosités faciales et 4 morphologies.

Ajoutez 21 tenues, de « business casual » à « motorbike » en passant par tenue de golf et bathrobe, 9 cosplays (militaire, pompier, policier, cowboy, astronaute), 14 décors (chambre, douche, salle de sport, yacht, casino) et une poignée d’accessoires.
C’est plus fin que ce que propose Candy.ai sur ses personnages masculins, et surtout c’est pensé pour des archétypes masculins réels, pas pour une silhouette féminine repeinte. Les testeurs anglophones le confirment : le builder est le point sur lequel l’application se démarque vraiment, au point qu’un d’entre eux qualifie le réglage du personnage de « étonnamment addictif ».
Le hétéro pour public féminin et le gay pour public masculin tirent tous les deux sur le même catalogue : aucune section n’est réservée à l’un ou à l’autre, vous composez ce que vous voulez, du pompier barbu au cadre en costume.
Le revers : tout est photoréaliste. Pas de rendu anime, pas de style dessiné. Si vous cherchez un compagnon manga, passez votre chemin.
Liberté NSFW : franche, et le nu masculin est explicite
Pas d’ambiguïté ici, et c’est suffisamment rare pour le noter. La catégorie « Nude » du générateur liste en clair topless, underwear, swimwear, ass, penis bulge, flaccid penis, erect penis, dick pic, masturbation. Quand une application vous donne le curseur jusque-là, elle ne joue pas sur les mots.
C’est la différence avec les concurrents qui annoncent « uncensored » et floutent l’essentiel tant que vous n’avez pas payé. Ici le floutage existe (« Remove Blur from Images » figure noir sur blanc dans les avantages du premium), mais le registre lui-même n’est pas verrouillé : c’est la résolution et le volume que vous achetez, pas l’autorisation.
Un point à connaître quand même : le filtre est symétrique par construction, puisqu’il n’y a que des personnages masculins. Le problème classique du segment, ces applications très permissives sur les femmes et soudain pudiques sur les hommes, ne se pose pas. C’est mécanique, mais c’est le résultat.
Un bémol relevé par les testeurs : le sexting déraille parfois. Un modèle qui répond à côté au mauvais moment, ça casse l’illusion plus sûrement qu’un filtre. Attendez-vous à des sorties involontairement drôles.
La mémoire de DreamBF, et c’est le vrai piège du gratuit
Voilà le point que le marketing ne mentionne jamais, et c’est le plus important de cette fiche.
Sur le palier gratuit, il n’y a pas de mémoire persistante. La conversation tient pendant la session, puis elle s’efface. Vous revenez le lendemain, votre compagnon ne sait plus qui vous êtes, ce que vous lui avez raconté, ni ce que vous aviez construit ensemble. Les testeurs anglophones sont unanimes là-dessus : la mémoire est une fonction premium, pas une fonction du produit.
Et même en payant, ce n’est pas parfait. Plusieurs tests indépendants décrivent une mémoire « aléatoire » entre deux sessions : parfois il se souvient, parfois non. Un testeur ayant passé plus de vingt heures sur la plateforme note que « la constance de la mémoire pourrait être améliorée sur les longues sessions ». Les mêmes tests signalent de la répétition de formules et des ruptures de ton quand la conversation s’étire.
Pourquoi ça compte plus qu’ailleurs : un compagnon amoureux est sa mémoire. Sans elle, vous avez un générateur de répliques séduisantes, pas une relation. Nomi.ai et Kindroid ont bâti leur réputation exactement là-dessus, et c’est le terrain où DreamBF perd le plus de points.
La conséquence pratique : le palier gratuit vous permet de juger le builder et les images, mais pas de juger ce qui fait ou défait un compagnon sur la durée. Sachez-le avant de conclure quoi que ce soit de vos dix premiers messages.
Le prix de DreamBF, et il faut lire deux fois
Là, attention. La page tarifaire affiche une promotion « jusqu’à 75 % », et le prix d’appel n’est pas le prix que vous paierez.

| Formule | Premier paiement | Ensuite |
|---|---|---|
| Trimestriel | 12,99 $ | 25,99 $ par mois |
| Mensuel | 29,97 $ | 77,97 $ par trimestre |
| Annuel | 69,99 $ | 311,88 $ par an |
Les libellés de la page sont eux-mêmes confus (le « mensuel » se renouvelle au trimestre, allez comprendre), mais le mécanisme est limpide : vous entrez à 12,99 $ et vous continuez à 25,99 $. Le doublement est automatique si vous ne résiliez pas. Ce n’est pas caché, c’est écrit, mais c’est écrit petit et personne ne lit petit.
Et ce n’est pas fini. L’abonnement donne 100 jetons par mois, et les jetons se dépensent par-dessus :
- 20 jetons pour créer un compagnon
- 10 jetons par image
- 3 jetons par message vocal
- 7 jetons par minute d’appel vocal
Faites le compte. 100 jetons, c’est un compagnon créé plus huit images. Ou quatorze minutes d’appel. Pour le mois entier. Les packs supplémentaires vont de 2,99 $ à 179,99 $, et ils ne sont vendus qu’aux abonnés payants : sans abonnement, vous ne pouvez même pas acheter de jetons.
Traduction : l’abonnement n’achète pas l’usage, il achète le droit d’acheter l’usage. C’est le modèle standard du segment, mais avec DreamBF vous le payez sur un tarif qui double au deuxième mois. Pour situer, SpicyChat démarre sous 5 € et Candy.ai autour de 12 € sans doublement automatique.
Testez le bonus quotidien avant de sortir la carte bleue
Essayer DreamBF gratuitementLe gratuit de DreamBF est meilleur que la moyenne (sur un point)
Bonne surprise, et c’est ce qui rend l’application testable sans payer.
Le Daily Claim Bonus donne 10 messages gratuits le premier jour, 11 le deuxième, 12 le troisième, et ainsi de suite jusqu’à 50 messages par jour au quarantième jour consécutif. Un jour manqué remet le compteur à 10.
C’est un mécanisme de rétention, évidemment : il vous apprend à revenir tous les jours. Mais c’est aussi un vrai palier gratuit, là où la moitié du classement vous donne trente messages puis un mur.
Servez-vous-en pour trancher ce qu’il permet réellement de trancher : est-ce que votre personnage reste le même homme d’une image à l’autre, et est-ce que le ton vous convient. Pour la mémoire, relisez la section plus haut : le gratuit ne répondra pas à cette question.
Le programme de parrainage, lui, ne concerne que les abonnés payants : 100 jetons pour vous, 50 pour le filleul, après un paiement effectif.
La voix, le seul luxe qui fonctionne vraiment
Point souvent sous-estimé et pourtant bien exécuté ici. DreamBF propose des messages vocaux et des appels vocaux, avec une synthèse qui module le ton selon le contexte de la conversation. Les tests tiers relèvent une latence de 2 à 4 secondes, ce qui est dans la fourchette acceptable pour que l’échange reste fluide.
C’est une fonction qui compte particulièrement sur un compagnon masculin : une voix grave et posée porte l’illusion bien plus loin qu’un avatar figé. C’est aussi la plus chère du menu, à 7 jetons la minute. Quatorze minutes par mois avec la dotation de base, autant le savoir avant de vous installer dans la conversation.
L’éditeur de DreamBF, et le détail qui dit tout
Le pied de page ne se cache pas : DreamAI SRL, numéro 48479324, Strada C. C. Arion, Bucarest, Roumanie. C’est la même société que DreamGF, eHentai.ai et JustPorn.ai, tous liés depuis le menu « AI Network » en haut du site.
Rien d’illégal : une SRL roumaine est dans l’UE, donc soumise au RGPD. Mais c’est une juridiction peu exigeante en pratique, et la politique de données du groupe reste vague comparée à un éditeur comme Nastia AI, français, ou DreamCompanion, berlinois et inscrit au registre du commerce avec ses représentants nommés. La page promet « 100 % anonyme » et « aucune transaction adulte sur votre relevé bancaire », ce qui est une promesse de discrétion à l’égard de votre banquier, pas une politique de conservation des données.
Le détail qui trahit la parenté, maintenant, et il est savoureux. Ouvrez la page catégories de DreamBF, un site qui vend des petits amis. Le texte d’introduction dit : « Find the man of your dreams and start chatting with her ». Le copier-coller depuis DreamGF n’a même pas été relu.
Et ce n’est pas un accident isolé. Après les filtres masculins, la même page enchaîne sur une section « AI Porn » (Big Boobs, MILF, Lesbian, Pussy) et sur 36 personnages de fiction, tous féminins : Black Widow, Hermione Granger, Lara Croft, Harley Quinn.
Ce n’est pas anecdotique. Ça vous dit exactement ce qu’est DreamBF : un catalogue masculin posé sur l’infrastructure de DreamGF, sans que le reste du site ait suivi. Le produit est sincère, l’écosystème autour est resté tourné vers un public masculin hétéro. Vous aurez vos personnages, mais vous naviguerez dans une boutique qui ne vous a pas encore vue arriver.
DreamBF parle-t-elle couramment français ?
Non, et il faut être net là-dessus.
Le site est intégralement en anglais. Aucun sélecteur de langue, aucune liste de langues prises en charge, aucune mention du français nulle part : ni dans l’interface, ni dans le builder, ni dans la documentation. Les mentions légales renvoient vers une adresse roumaine, la page tarifaire est en dollars, et les libellés du générateur ne sont même pas traduits en interne (« buzzcut », « manbun », « bathrobe » restent tels quels).
Ce que ça donne concrètement : le modèle sous-jacent comprendra le français, comme tout grand modèle de langue, et votre compagnon vous répondra si vous lui écrivez en français. Mais vous serez sur une traduction de fait, sans localisation assumée. Attendez-vous à un français scolaire et correct, pas à des tournures idiomatiques, et surtout pas à de l’argot ou à du registre familier, exactement là où ça compte dans une conversation intime. Un compagnon qui vous drague en français appliqué, ça casse quelque chose.
Ajoutez-y le défaut relevé par les testeurs anglophones, ces répétitions de formules sur les longues sessions : en français, langue sur laquelle le modèle a moins de matière, elles seront plus visibles, pas moins.
Et l’interface restera en anglais de bout en bout : inscription, builder, libellés des catégories, gestion des jetons, facturation, résiliation. Si vous ne lisez pas l’anglais confortablement, vous passerez la moitié du temps à deviner ce que vous achetez, sur un site où le prix double au deuxième mois. C’est précisément la situation où on oublie de résilier.
Pour un lecteur francophone, c’est la réserve numéro deux, juste après la grille tarifaire. Vérifiez-le en dix messages sur le bonus quotidien : écrivez-lui en français dès le départ et voyez si le ton tient.
Verdict
DreamBF occupe une place que personne d’autre n’occupe. C’est le seul du classement à construire son produit entier autour de personnages masculins, avec un builder réellement adapté (pilosité faciale, coiffures masculines, morphologies, cosplays) et un registre nu explicite qui ne s’excuse pas. Pour une lectrice ou un lecteur gay fatigué des onglets « male » bâclés, c’est une raison suffisante d’aller voir.
Mais achetez les yeux ouverts. Le tarif d’appel à 12,99 $ double à 25,99 $ au renouvellement, les jetons se paient par-dessus (100 par mois, soit huit images), la mémoire est absente du gratuit et capricieuse en payant, l’éditeur est roumain et discret sur ses données, et le site reste visiblement dérivé de sa version féminine jusque dans ses fautes de relecture. Rien de tout ça n’est rédhibitoire, mais tout ça se sait avant de payer, pas après.
La bonne façon d’aborder l’application : le bonus quotidien, dix messages le premier jour, et vous regardez deux choses que le gratuit permet vraiment de juger. La cohérence du visage sur cinq images d’affilée, et la tenue de la conversation en français. Si les deux passent, le premier mois à 12,99 $ se défend, et vous notez la date de renouvellement dans votre agenda. Si l’une des deux lâche, vous n’avez rien dépensé.
Si en revanche c’est la mémoire longue qui compte le plus pour vous, regardez plutôt du côté de Nomi.ai ou Kindroid. Elles ne vous donneront pas ce catalogue masculin, mais elles se souviendront de vous.
Chris Hutchinson
Rédacteur, AI Companion List
Passionné de tech, d'IA et de robots, il teste les applications de compagnon IA depuis 2026, par curiosité autant que par plaisir.
Pour aller plus loin
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Commencez par le palier gratuit : vous verrez par vous-même ce que vaut la conversation avant de payer quoi que ce soit.
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