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Classé #21

DreamCompanion

Un éditeur berlinois soumis au RGPD, et une grille tarifaire affichée à la journée.

3.4/5Liberté NSFW :Oui, sans filtreAucun filtre, aucun refus du modèle sur le contenu adulte.12,99 $/moisOffre gratuiteTarifs vérifiés le 11 septembre 2026

Ce qu’on a aimé

  • +Éditeur identifiable et soumis au RGPD : Miracle AI UG, Berlin, numéro de registre public
  • +Cohérence du personnage d'une image à l'autre, le vrai point fort technique du produit
  • +Pseudonyme et e-mail jetable explicitement autorisés par l'éditeur
  • +Photoréaliste et anime tous les deux disponibles, y compris hentai et furry

Ce qu’on a moins aimé

  • Aucun prix mensuel affiché : tout est en « par jour », le total n'apparaît jamais en entier
  • Le palier haut coûte environ 45 $ par mois, l'annuel 299,88 $ prélevés en une fois
  • Le gratuit se limite à une dizaine de messages, trop peu pour juger quoi que ce soit
  • Rien n'indique que les personnages parlent français, ni que l'interface soit traduite
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Palier gratuit, sans carte bancaire.

Capture d'écran de DreamCompanion

Le prix de DreamCompanion, et il faut le reconstituer soi-même

Commençons par là, parce que c’est ce que le site ne vous dit nulle part. DreamCompanion n’affiche aucun prix mensuel. Tout est libellé à la journée.

Deux paliers existent, et il faut sortir la calculette pour les comparer :

Palier Affiché Réel par mois Annuel Dream Coins
Premium 0,40 $ / jour environ 12,99 $ 69,99 $ 100 / mois
Ultimate 1,50 $ / jour environ 45 $ 299,88 $ 800 / mois

Le total mensuel n’apparaît nulle part, et le montant annuel ne s’affiche qu’en petits caractères une fois le palier sélectionné. Ce n’est pas un hasard de maquette : découper un abonnement en tranches quotidiennes est le moyen le plus simple de faire passer 299,88 $ pour 83 centimes.

Le « Save 70 % » posé sur l’annuel compare par ailleurs deux prix que l’éditeur fixe lui-même. Ce n’est pas une remise, c’est un cadrage.

Pour situer : le Premium à 12,99 $ se bat sur le même terrain que Candy.ai. L’Ultimate à 45 $ est de très loin le plus cher que nous suivions, pour des fonctions que d’autres facturent trois fois moins.

Ce que chaque palier contient vraiment

L’écart entre les deux ne se joue pas sur la conversation, il se joue sur les Dream Coins. Le Premium en donne 100 par mois, l’Ultimate 800, soit huit fois plus pour trois fois et demie le prix.

C’est toute la mécanique du produit, et elle mérite d’être comprise avant de payer : les messages sont illimités, les visuels non. Les Coins se dépensent par-dessus l’abonnement, à chaque image et à chaque vidéo générées. Votre plafond réel de création, c’est ce solde, pas votre abonnement.

L’éditeur ne documente nulle part ce qu’achète une Coin. Aucune grille ne dit combien coûte une image ni une vidéo, ce qui rend les deux paliers impossibles à comparer honnêtement avant de s’être inscrit. Les estimations tierces tournent autour d’une vingtaine d’images par mois sur le petit palier, sans confirmation officielle.

L’Ultimate ajoute la file de génération prioritaire, une mémoire de conversation étendue et des vidéos plus longues. Utile si vous générez beaucoup, superflu si vous venez surtout discuter.

Liberté NSFW : DreamCompanion ne pose pas de limite déclarée

Revendiquée sans détour, et la FAQ de l’éditeur est explicite : le système « permet d’explorer une expérience érotique sans rencontrer de filtre moral », et vous êtes invité à « pousser la conversation aussi loin que souhaité ».

Le catalogue ne se limite pas au photoréalisme, contrairement à ce que laisse croire la page d’accueil : la recherche par tags donne accès à de l’anime, du hentai et du furry. Les deux registres visuels sont donc couverts, ce qui est rare chez les applications qui misent sur le réalisme.

Un point de vigilance que la concurrence tait : rien n’indique si le filtre est symétrique, c’est-à-dire si les personnages masculins bénéficient de la même latitude que les féminins. Sur ce classement, seule Infatuated.AI est documentée comme l’exception sur ce terrain.

La cohérence du personnage, son vrai argument technique

C’est le point où DreamCompanion se distingue réellement, et il vaut mieux que son discours marketing.

Le défaut qui plombe tout ce segment : vous générez trois visuels de « votre » compagne, vous obtenez trois personnes différentes. L’illusion tombe immédiatement. L’éditeur affirme conserver le visage et le corps d’un rendu à l’autre, en ne changeant que la pose ou le décor.

Un test tiers portant sur 50 images générées relève 42 images sur 50 restant visiblement reconnaissables comme le même personnage, et environ 75 à 80 % de rendus exploitables sans relance. Ce sont des chiffres extérieurs, pas les nôtres, mais ils vont dans le sens de la promesse, et c’est le meilleur résultat de cette sous-catégorie.

Traduit en argent : moins de relances, donc moins de Coins brûlées pour obtenir l’image voulue. Sur un produit qui facture chaque génération, la cohérence n’est pas un luxe esthétique, c’est une ligne de votre facture.

Ce que le palier gratuit permet, et il est maigre

Soyons clairs, parce que c’est là que le site est le plus flatteur : la page d’accueil parle d’un palier gratuit « comme nul autre », où les fonctions de base seraient entièrement gratuites.

Dans les faits, comptez une dizaine à une quinzaine de messages, de quoi parcourir le catalogue et tâter la conversation. Pas de quoi juger la mémoire sur la longueur, ni la cohérence visuelle sur une série d’images, c’est-à-dire précisément les deux choses qui justifieraient de payer.

Aucune carte bancaire n’est réclamée, et l’éditeur autorise explicitement le pseudonyme et l’e-mail jetable. Servez-vous en pour vérifier deux choses avant de sortir la carte : le ton par défaut des personnages, que plusieurs testeurs décrivent comme basculant vers l’explicite d’emblée et de façon assez mécanique, et le français.

Créer son personnage, et ce que la mémoire en retient

Deux chemins : piocher dans un catalogue déjà rempli, filtrable par genre, style et tag, ou construire votre personnage de zéro. Le créateur couvre l’apparence (cheveux, yeux, morphologie, style), les traits de personnalité, l’historique, la dynamique de relation et le ton des réponses. Des relevés tiers parlent de plus d’une centaine de traits de personnalité et d’autant d’options de tenues, sans que l’éditeur publie de décompte officiel.

Vous pouvez tenir plusieurs personnages en parallèle et basculer de l’un à l’autre, l’éditeur l’encourage explicitement. Et si le ton d’un personnage ne vous convient pas, supprimer la conversation ou la fiche et repartir de zéro est prévu : vous n’êtes pas coincé avec une personnalité ratée.

Sur la mémoire, l’éditeur annonce un apprentissage continu, avec des détails rappelés d’une session à l’autre et des préférences intégrées à mesure que vous discutez. Plusieurs testeurs le confirment sur les faits saillants. La nuance, et elle revient souvent dans les retours : la conversation reste en surface. Les personnages retiennent votre prénom et vos préférences, mais ne construisent pas l’épaisseur qu’on trouve chez Nomi ou Kindroid, dont c’est précisément le métier. Ici, la mémoire sert surtout à rendre le registre intime crédible, pas à bâtir une relation longue.

C’est cohérent avec le positionnement du produit : l’essentiel de l’effort technique est parti dans les visuels, pas dans le dialogue.

DreamCompanion et le RGPD : son argument le plus solide

Voilà ce qui distingue vraiment cette application du reste du segment, et ça n’a rien à voir avec ses fonctionnalités.

L’éditeur est Miracle AI UG (haftungsbeschränkt), Grolmanstraße 40, 10623 Berlin, inscrite au registre du commerce sous le numéro HRB 231497 auprès de l’Amtsgericht Charlottenburg, représentée par Makszim Rimarcsuk et Jonas Gaebel. Les mentions légales sont complètes et vérifiables en trente secondes.

Comparez avec le reste du marché : éditeurs chypriotes, roumains, ou aucun pays déclaré du tout. Ici vous avez une société allemande, donc une entité soumise au RGPD, et quelqu’un à qui écrire pour demander la suppression de vos données. Sur un sujet où vos conversations sont ce qu’elles sont, ce n’est pas un détail de pied de page.

L’inscription sous pseudonyme va dans le même sens. Deux nuances tout de même : anonyme à l’inscription ne veut pas dire que rien n’est conservé côté serveur, et le paiement, lui, laisse une trace bancaire quoi qu’il arrive.

Web uniquement, et ce n’est pas un oubli

Aucune application mobile, à aucun palier. Vous ajoutez le site à votre écran d’accueil et il se comporte comme une app, mais il n’y a rien à installer depuis un store.

Ce n’est pas forcément un défaut. Google Play et l’App Store interdisent tous deux le contenu sexuellement explicite : une application réellement sans filtre reste en dehors, ou rabote ce qu’elle autorise pour y entrer. Rester sur le web est ce qui permet à l’éditeur de tenir sa promesse. À savoir avant de chercher l’app sur votre téléphone.

DreamCompanion parle-t-elle couramment français ?

Impossible de l’affirmer, et c’est un problème en soi.

Le site est intégralement en anglais, ses mentions légales sont en allemand, et nulle part il n’annonce le français, ni pour l’interface, ni pour la conversation. Aucun sélecteur de langue, aucune liste de langues prises en charge, contrairement à OurDream AI qui détecte la langue automatiquement, ou à DreamGF dont l’interface est traduite.

Ce que cela implique en pratique : le modèle sous-jacent comprendra très probablement le français, comme tout grand modèle de langue, mais vous serez sur une traduction de fait, sans localisation assumée. Les tournures resteront correctes sans être idiomatiques, l’argot et les sous-entendus passeront mal, et l’interface restera en anglais de bout en bout : inscription, libellés, facturation, gestion des Coins.

Le paradoxe valait d’être noté : un éditeur européen, installé à Berlin, qui ne localise rien. Pour un lecteur francophone, c’est la principale réserve après le prix. Vérifiez-le en cinq minutes sur le gratuit, avant de payer.

Verdict

Un dossier honnête sur la confidentialité et une vraie réussite technique sur la cohérence des visuels, desservis par une grille tarifaire conçue pour que vous ne voyiez jamais le total.

Le bon arbitrage, si l’éditeur européen est votre critère, c’est le Premium à environ 13 $ : vous payez le prix du marché et vous gardez la juridiction allemande. L’Ultimate à 45 $ ne se défend que si vous générez énormément de visuels, et encore, sans savoir ce qu’une Coin achète.

Passez par le gratuit d’abord, même s’il est court. Une dizaine de messages suffisent à juger le ton par défaut des personnages et à voir si le français tient. Si l’un des deux vous rebute, vous venez d’économiser 299,88 $. Sinon, Nastia AI reste l’alternative européenne qui parle français, pour beaucoup moins cher.

Chris Hutchinson

Chris Hutchinson

Rédacteur, AI Companion List

Passionné de tech, d'IA et de robots, il teste les applications de compagnon IA depuis 2026, par curiosité autant que par plaisir.

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Commencez par le palier gratuit : vous verrez par vous-même ce que vaut la conversation avant de payer quoi que ce soit.

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