Classé #24
Nemora
Des scénarios de roleplay prêts à jouer, avec niveaux et progression.
Ce qu’on a aimé
- +Scénarios de roleplay prêts à jouer, conçus comme des mini-jeux notés, avec niveaux, degré de difficulté de Easy à Extreme, et une vidéo récompense à la victoire
- +Catalogue XXL classé par archétype, dans trois univers séparés : féminin, masculin, anime
- +Génération d'images et de vidéos sur le même abonnement, à des coûts en jetons fixes que vous pouvez réellement calculer une fois que vous savez où regarder
- +Le chat texte ne coûte rien sur le pool de jetons en offre payante ; seuls les médias entament le solde
Ce qu’on a moins aimé
- −Compte à rebours « jusqu'à 80 % de réduction » qui se réinitialise à chaque page, jamais lié à une vraie échéance, alors que la réduction annuelle sous-jacente est bien réelle
- −La page tarifs dédiée renvoie encore un visiteur humain vers un mur d'inscription (la redirection affiche littéralement ?signUp=ON_RESTRICTED_ROUTE_ENTER)
- −La dotation de base, environ 1 000 jetons par mois, couvre à peu près 10 vidéos standard ou 3 vidéos HD avant qu'il faille recharger
- −Images floutées et quotas serrés tant que vous n'avez pas payé
- −Une couverture indépendante mince et incohérente : plusieurs sites d'avis décrivent une application différente (anime uniquement, avec une app iOS) qui ne correspond pas au site réel
Palier gratuit, sans carte bancaire.

Ce que Nemora fait différemment
Pas de page blanche. Une porte qui s’ouvre sur un ascenseur bloqué, une inconnue, et une horloge qui tourne.
La plupart des applications de cette liste vous plantent devant une page blanche : créez un personnage, débrouillez-vous. Nemora vend l’inverse : des scénarios de roleplay prêts à jouer, avec des personnages déjà écrits, des niveaux à franchir, des choix qui comptent et des cadeaux à débloquer. « The Elevator Test » vous coince trente minutes dans un ascenseur avec une cadre sceptique, quatre niveaux, difficulté annoncée « Hard ». « Beyond the Contract » transforme une signature immobilière en tension, trois niveaux, difficulté « Normal ». La difficulté suit une échelle à quatre crans, Easy, Normal, Hard, Extreme, et elle s’affiche avant même que vous cliquiez : c’est un jeu narratif, pas une conversation ouverte.
Si vous n’avez jamais su quoi écrire au premier message d’une compagne IA, l’argument porte. Si vous voulez construire votre propre personnage sur la durée, cet habillage vous encombrera plus qu’il ne vous aidera.

Trois univers, un catalogue qui ne désemplit pas
Trois clics, trois mondes. Girls, Guys, Anime, dès la page d’accueil. Sous « Girls » seul, la grille aligne des dizaines de profils, chacun classé par archétype affiché en badge : « Dark Vibes », « Streamer », « Vacation Affair ». Chaque carte bascule entre chat classique et scénario jouable, sans quitter la page.

Les étiquettes d’archétype ne sont pas de simples mots : le rendu visuel suit. Un personnage « Dark Vibes » apparaît avec cornes et ailes dans un décor gothique ; un personnage « Streamer » apparaît en selfie néon dans une rue de nuit, le genre d’image pensée pour ressembler à une photo de téléphone, pas à un rendu de studio.


La génération d’images et de vidéos est directement branchée sur la conversation : demandez un rendu, il arrive dans le fil, pas dans un onglet séparé. Créer un nouveau personnage sur mesure coûte aussi des jetons (100, tirés du même pool qui paie les images et les vidéos) : l’option « partir de zéro » n’a donc rien de gratuit une fois passé le roster prêt à l’emploi.
À l’intérieur d’un roleplay Nemora : The Elevator Test, noté
Les scénarios ne sont pas un simple chat avec un contexte collé dessus. Sous le capot, chaque niveau tourne comme un petit jeu noté : un score de départ, un seuil caché, des choix qui font monter ou descendre le compteur, et certaines réponses qui peuvent clore la scène prématurément. Franchissez le seuil et vous débloquez une courte vidéo récompense liée à ce niveau ; ratez-le et le jeu peut mettre fin à la scène sans vous.
Le niveau un de « The Elevator Test » s’ouvre ainsi, mot pour mot dans le script du site : « L’ascenseur s’arrête brusquement entre deux étages et les lumières clignotent. Le panneau de contrôle affiche « HORS SERVICE ». Vous êtes coincé avec une inconnue, une cadre posée, légèrement agacée, qui vit visiblement une longue journée. » Sa réplique d’ouverture : « Vous plaisantez j’espère. Je savais que je n’aurais pas dû prendre l’ascenseur. »
Voilà le mécanisme réel, pas un argumentaire marketing dessus : un état de départ, un score, une condition de victoire assortie d’un clip récompense. Cela explique pourquoi le badge de difficulté compte davantage ici que sur la plupart des applications de compagnie. « Hard » n’est pas une ambiance, c’est un seuil plus dur à franchir avant que la scène ne vous laisse gagner.
Comment Nemora se vend : le prix, le compte à rebours et le piège

Nemora l’affiche sans trembler, sur sa propre image de partage. Prenez-la pour ce qu’elle est : du marketing, pas un fait à vérifier : rien derrière le paywall ne rend une IA « meilleure » qu’une personne, ça produit juste de meilleures prédictions sur ce qu’il faut dire ensuite. Gardez ça en tête avant que le tarif ne fasse son travail sur vous.
La page d’accueil affiche en permanence une bannière « jusqu’à 80 % de réduction » avec un chronomètre. Nous avons rechargé la page trois fois de suite : le compteur repart chaque fois autour de 15 minutes, jamais figé à zéro, jamais lié à une vraie date d’expiration. Le code du site lui-même le confirme : le modèle de la bannière contient littéralement « jusqu’à {pourcentage} % de réduction », un espace réservé rempli à chaque visite, pas une offre ponctuelle fixe.

Cliquez sur une page tarifs dédiée et, en tant que visiteur sans compte, vous n’en obtenez pas : l’URL se résout en /?signUp=ON_RESTRICTED_ROUTE_ENTER, le code du site pour dire « vous ne voyez pas ça avant de vous inscrire ». Cela confirme ce que la précédente version de cette fiche avait signalé.
Ce qui a changé : les chiffres réels ne sont pas aussi cachés que cette redirection le laisse croire. Ils sont chargés dans la page d’accueil elle-même avant même la création d’un compte, simplement non affichés là où un visiteur normal les verrait. En lisant ces données directement, voici ce que coûte un abonnement aujourd’hui : un plan 1 mois à 12,99 $ (affiché face à un prix plein de 19,99 $), un plan 3 mois facturé 24,99 $ au total (8,33 $/mois, face à 59,97 $ plein tarif), et un plan 12 mois facturé 47,88 $ au total (3,99 $/mois, face à 239,88 $ plein tarif). Faites le calcul sur ce dernier chiffre et l’annonce « jusqu’à 80 % » tombe juste, 80,04 % de réduction, pour le plan annuel spécifiquement. Ce n’est pas gonflé. Le compte à rebours qui le vend est la partie manipulatrice, pas la réduction elle-même. Un comparateur de prix tiers (theaihunter.com) citait 4,58 $, 8,33 $ et 9,99 $ par mois pour les trois mêmes paliers un autre jour, assez proche sur le chiffre à 3 mois pour confirmer que les paliers de réduction sont réels, assez éloigné sur les deux autres pour confirmer que le chiffre affiché bouge selon la promotion en cours au moment où vous arrivez.
Il existe aussi un palier Deluxe au-dessus des offres standard : 29,99 $ pour un mois ou 239,88 $ par an (19,99 $/mois), qui triple la dotation de jetons plutôt que de débloquer de nouvelles fonctions.
Tarifs
| Offre | Prix | Jetons inclus | Coût mensuel réel |
|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 $ | Dotation quotidienne, images floutées | - |
| 1 mois | 12,99 $ (prix plein 19,99 $) | 1 000/mois | 12,99 $ |
| 3 mois | 24,99 $ au total (prix plein 59,97 $) | 1 000/mois (3 000 au total) | 8,33 $ |
| 12 mois | 47,88 $ au total (prix plein 239,88 $) | 1 000/mois (12 000 au total) | 3,99 $ |
| 12 mois Deluxe | 239,88 $ au total | 3 000/mois (36 000 au total) | 19,99 $ |
Des recharges de jetons se vendent aussi à l’unité, hors abonnement : 1 000 jetons pour 9,99 $, jusqu’à 20 000 jetons pour 99,99 $ (prix plein 199,80 $), les plus gros packs approchant la moitié du prix au jeton du plus petit.
Le vrai coût, en jetons
Les messages texte ne coûtent rien sur le pool de jetons, illimités sur n’importe quelle offre payante. Tout le reste est mesuré, et le barème de coûts publié par le site est assez précis pour convertir directement en dollars, au tarif de 9,99 $ pour 1 000 jetons :
- Une image standard : 20 jetons (≈ 0,20 $). La régénérer : 10 jetons.
- Une vidéo standard : 100 jetons (≈ 1,00 $). Une vidéo HD : 300 jetons (≈ 3,00 $). Régénérer un clip standard : 50 jetons ; régénérer un clip HD coûte toujours les 300 jetons pleins.
- Un message vocal : 2 jetons (≈ 0,02 $).
- Créer un nouveau personnage sur mesure : 100 jetons (≈ 1,00 $). Le régénérer : 20 jetons.
Rapportez ces chiffres à la dotation mensuelle de base de 1 000 jetons et le tableau est clair : environ 50 images, ou 10 vidéos standard, ou 3 vidéos HD, ou n’importe quel mélange qui totalise 1 000. Une session qui génère quelques clips HD grille la dotation du mois entier en une seule fois. C’est l’écart entre « messagerie illimitée » (vrai) et « médias illimités » (faux, et jamais annoncé comme tel) que le marketing laisse deviner sans le dire.
Contenu adulte sur Nemora
Le contenu adulte n’est pas un à-côté, c’est le produit. Le site s’ouvre sur une confirmation d’âge ; sa propre FAQ affirme sans détour que Nemora « est conçue pour des utilisateurs de 18 ans et plus ». Le modèle ne refuse pas le texte. En revanche, le palier gratuit floute les images et serre les quotas : impossible de juger le volet visuel avant de payer. C’est pour cela que nous ne le classons pas « sans filtre » : le modèle ne refuse rien, mais c’est le paiement qui décide de ce que vous voyez.
Demandez au chat de décrire la scène, il l’écrit sans détour. L’image correspondante, elle, arrive pixelisée sur l’entrejambe tant que vous n’êtes pas abonné : le texte chauffe, l’image freine. C’est un verrou réel et précis, pas une vague ligne « certains contenus nécessitent le premium », et ça vaut la peine de savoir exactement ce que vous payez pour débloquer avant de le faire.
Ce que disent les avis indépendants sur Nemora
Cette section est volontairement courte. Cherchez Nemora et vous tombez sur une pile de pages d’avis quasi identiques, et recouper trois d’entre elles avec le site réel fait apparaître de vraies contradictions, pas juste du contenu léger.
Un site (ai-best-chat.com) décrit Nemora comme une plateforme exclusivement anime et manga, avec une « conscience de la pop culture japonaise », une application iOS dédiée et une note de 3,8/5. Un autre (myaigirlfriend.net) parle d’une mémoire qui « se met à jour dynamiquement » et d’un moteur conversationnel « haut de gamme », sans jamais mentionner la structure de jeu de roleplay. Un troisième (theaihunter.com) liste trois prix mensuels proches, mais pas identiques, de ceux que nous avons trouvés en direct sur le site.
Rien de tout cela ne correspond à ce que le site propose réellement. Nemora est exclusivement web : aucun lien App Store ou Google Play nulle part dans le code de sa page d’accueil, et la seule application « Nemora » réellement listée sur l’App Store est une application de journal spirituel chrétien sans rapport, pas ce produit. Le catalogue se divise en Girls, Guys et Anime, pas en anime exclusivement. Et les affirmations sur la mémoire ou la personnalité dans certains de ces avis ressemblent à un texte type collé dans un gabarit générique « avis de petite amie IA », plutôt qu’à la description d’un produit réellement ouvert par quelqu’un.
Considérez chacun de ces avis comme non vérifié. Un contrôle de confiance de domaine (ScamAdviser) juge nemora.ai probablement légitime, tout en signalant que la fiche WHOIS du domaine est masquée derrière un service de confidentialité (Withheld For Privacy ehf, Islande), une donnée distincte, et qui ne contredit pas, l’identité de l’éditeur publiée par le site lui-même en pied de page (voir Confidentialité ci-dessous). Ce que décrit cette fiche vient du site lui-même, de ses propres données de prix et de coûts intégrées, et de sa FAQ et son pied de page légal, vérifiés le 2 septembre 2026, pas de l’écosystème d’affiliation qui l’entoure.
Confidentialité
Éditeur : G.A CONTEXT AI SOLUTIONS LTD, Kallipoleos 48, LOUCAS COURT, 3e étage, Flat/Office 303, Lykavitos, 1071, Nicosie, Chypre. Le nom et l’adresse complète sont publiés au bas du site, pas juste un nom de pays sur une page de conditions. La FAQ de Nemora affirme que les conversations sont « confidentielles et protégées par des technologies de chiffrement avancées », une garantie générique, sans durée de conservation ni politique d’usage pour l’entraînement qui l’accompagne : traitez-la comme du langage marketing plutôt que comme une politique documentée. Aucune information publique sur la durée de conservation des conversations ni sur leur usage éventuel pour entraîner les modèles.
Sur mobile
Aucune application native iOS ou Android. Rien dans le code du site ne pointe vers une fiche App Store ou Google Play, ce qui correspond à ce que propose l’accueil lui-même : un produit strictement dans le navigateur. Plusieurs pages d’affiliation qui couvrent Nemora prétendent le contraire, en décrivant une application iOS avec sa propre note ; cette affirmation ne résiste pas au site réel, une raison de plus de traiter cette couche de couverture avec méfiance plutôt que comme un second avis.
Nemora parle-t-elle couramment français ?
Rien ne documente sérieusement la qualité du français sur Nemora, et il serait malhonnête de trancher à sa place sans preuve. Ce qui est établi, en revanche : l’interface du site est intégralement anglophone, boutons et menus compris, sans sélecteur de langue visible nulle part sur nemora.ai. Aucune mention, dans la FAQ ou ailleurs sur le site, d’un support multilingue du chat.
Le registre du roleplay gamifié aggrave le problème plutôt qu’il ne l’atténue : les scénarios prêts à jouer, comme « The Elevator Test », sont écrits et scriptés en anglais, score caché et répliques déclencheuses compris. Demander au personnage de répondre en français reste possible, la plupart des modèles généralistes savent le faire, mais le script qui porte la scène reste anglophone : le modèle y revient dès qu’il perd le fil ou qu’une réplique du jeu doit se déclencher, ce qui casse l’illusion en pleine partie plutôt qu’en ouverture de conversation.
Rien n’indique une traduction automatique plaquée après coup ; il n’y a simplement pas de version française du produit, ni sur l’interface ni sur les scénarios. Testez sur l’offre gratuite avant tout achat, en acceptant que les images arriveront floutées. Et rappelez-vous : la remise « jusqu’à 80 % » qui s’affiche sur cette application ne se termine jamais vraiment. Rien ne presse.
Verdict
Un produit correct pour le roleplay scénarisé, à un prix dans la moyenne du marché, chez un éditeur chypriote qui verrouille sa propre page tarifs derrière un mur d’inscription tout en laissant filer les vrais chiffres dans le code de sa page d’accueil. Les scénarios sont la vraie différence : des mini-jeux notés avec un enjeu réel, pas juste une fiche de personnage avec un prompt collé dessus. L’économie en jetons est tenable une fois le calcul fait (environ 50 images ou 10 vidéos par mois sur l’offre la moins chère), mais personne ne vous donne ce calcul en amont, c’est exactement pour ça que cette fiche le fait. Rien ici n’est disqualifiant, et la réduction annuelle est réelle même si le chronomètre qui la vend relève du théâtre. Si le roleplay guidé vous intéresse, comparez avec SpicyChat AI : moins soigné, plus libre sur le contenu. Dans tous les cas, commencez par l’offre gratuite, plantez un personnage dans un scénario, et voyez si franchir un niveau vaut le coup avant de vous engager pour un an.
Chris Hutchinson
Rédacteur, AI Companion List
Passionné de tech, d'IA et de robots, il teste les applications de compagnon IA depuis 2026, par curiosité autant que par plaisir.
Pour aller plus loin
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